JOUR J, 15h. Congrès, référendums : on vote aussi

Alors que les bureaux de la côte est sont désormais tous ouverts, le point sur les autres scrutins du jour: statu quo annoncé à la Chambre des représentants et au Sénat; avancées attendues dans les Etats.

Le visage de l’Amérique au petit matin de mercredi ne dépendra pas uniquement du nom du président. Il sera également façonné par l’issue des scrutins parlementaires (national et local) ainsi que par les résultats des référendums locaux dont nombre ont une portée transformatrice.

Qui dominera Capitol Hill, le siège du Congrès des Etats-Unis ? Après l’identité du locataire de la Maison Blanche, voilà le principal enjeu de ce 6 novembre. Le caractère présidentialiste du système américain ne doit pas faire oublier que les parlementaires, et eux seuls, font la loi. L’expérience de ces deux dernières années le rappelle. Depuis 2010 et le raz-de-marée républicain (63 sièges gagnés à la chambre des représentants), Barack Obama n’a plus les moyens de gouverner même si son droit de veto a empêché la droite d’appliquer son programme. Aucun changement n’est attendu du côté de la chambre: les républicains devraient garder leur majorité (242 élus contre 193). Le parti de Romney envisageait également de faire basculer le Sénat, ce qui lui aurait donné les pleins pouvoirs législatifs. Or, les démocrates semblent bien placés pour y maintenir voire renforcer leur domination (53 sièges contre 47). Cette élection devrait marquer l’entrée au Sénat d’une figure de la gauche américaine, Elisabeth Warren, partie à la reconquête du siège jadis détenu par Ted Kennedy et perdu par les démocrates en janvier 2010. Cette professeure de droit à Harvard, véritable cauchemar de Wall Street et des milieux d’affaires dont elle dénonce les méthodes depuis des années, renforcerait ainsi la voix des progressistes aux côtés de Bernie Sanders, le sénateur du Vermont considéré comme l’élu le plus à gauche du Congrès, dont la réélection ne fait aucun doute.

Aux Etats-Unis, pays fédéral, un autre type de scrutin s’avère déterminant dans la vie de millions d’Américains : les référendums locaux. Pas moins de 174 propositions sont soumises à l’approbation des électeurs dans 38 Etats. Dans cinq Etats, le parti républicain tente de torpiller l’Obamacare. En Floride, le texte veut interdire, en outre, le financement public de l’avortement. Mais la droite n’est plus la seule à occuper le terrain des consultations populaires. Le camp progressiste a décidé lui aussi d’actionner le levier des référendums. Ainsi, dans le Maine, le Maryland et l’Etat de Washington (Seattle), les citoyens sont invités à autoriser les mariages homosexuels, ce qu’ils devraient faire, selon les derniers sondages. C’est en Californie, Etat le plus peuplé du pays (37 millions d’habitants), que se joue la plus grosse partie : abandon de la règle répressive de la condamnation automatique à la perpétuité en cas de troisième infraction (quelle qu’en soit la nature), taxe sur les millionnaires pour financer l’éducation et les services sociaux et abolition de la peine de mort.

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