Késako (4) : pourquoi Obama et Romney ne feront pas 100%

Cela vous a peut-être chatouillé à la lecture des sondages. Obama et Romney au coude à coude 48-48. Ou l’un devance l’autre 49-48. Bref, l’addition des pourcentages attribués par les enquêtes d’opinion aux candidats des deux grands partis ne font jamais 100%. L’explication est simple: parce qu’il y a d’autres candidats en lice, dont personne ne parle jamais comme c’est le cas à chaque élection. Ces « petits » candidats n’ont pas réussi à remplir les conditions dans tous les Etats mais une immense majorité des Américains auront la possibilité de voter pour l’un d’entre eux. Présentation succincte.

Gary Johnson, du parti libertarien, à la droite du parti républicain. Favorable à un minimum de réglementations (pas d’Etat-Providence, pas d’impôt), au libre-échange et aux libertés (y compris celle, pour les individus, de se droguer, et celle, pour les Etats, de prendre des mesures de ségrégation raciale) il sera présent dans l’ensemble des Etats exceptés deux. Le parti républicain craint un « scénario 2000 » à rebours. Il y a douze ans, Ralph Nader, des Verts, avait recueilli 2,73% au plan national et 1,63%, soit 97000 voix, en Floride là où il en manquait 500 à Al Gore pour battre W. Bush et accéder à la Maison Blanche. Cette année, Gary Johnson pourrait priver Mitt Romney des quelques voix qui viendraient à lui manquer dans l’Ohio ou le New Hampshire : c’est en tout cas la crainte de quelques stratèges républicains qui en ont surtout fait un argument auprès des électeurs de droite afin qu’ils ne dispersent par leurs suffrages.

Jill Stein, candidate du Green Party. Présente dans une quarantaine d’Etats, elle subit de plein fouet la « jurisprudence 2000 » et l’effet vote utile qui joue à plein en faveur d’Obama. Pendant cette campagne, ce médecin du Massachusetts a été arrêtée alors qu’elle tentait de pénétrer dans l’université au sein de laquelle allait se dérouler un des débats Obama-Romney, arguant que la démocratie américaine méritait un vrai débat. « Nous n’avons pas besoin de diriger l’Amérique comme une entreprise ou comme les militaires. Nous avons besoin de diriger l’Amérique comme une démocratie », répète cette femme de 62 ans. La pierre angulaire de son programme, c’est un « new deal vert » : transition vers une économie durable, droit d’avoir un emploi à salaire décent, un secteur financier servant les Américains, renforcement du pouvoir citoyen.

Virgil Goode, du Constitution Party, lui-aussi à droite du parti républicain. Formation d’extrême-droite, même, selon de nombreux observateurs. En 2008, les candidats de cette formation avaient recueilli moins de 200000 voix.

Rocky Anderson, du Justice Party, ne sera présent que sur les bulletins d’une quinzaine d’Etats. Le candidat est un ancien maire de Salt Lake City qui se situe à gauche de l’échiquier politique. Il se prononce pour une réforme du financement des campagnes, la fin des réductions d’impôts pour les plus riches et une protection sociale universelle.

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