Une première salve pour défaire l’héritage Trump

Aussitôt installé dans le Bureau ovale, Joe Biden a signé une batterie de décrets et lancé un nombre de projets de lois censés marquer son empreinte.

Dix-sept. Aussitôt arrivé dans le Bureau Ovale, Joe Biden a apposé sa signature au bas de documents (décrets, mémorandums et proclamations). Littéralement, il a rayé d’un trait de plume une part de l’héritage de Donald Trump. Le « muslim ban », interdisant l’entrée sur le territoire américain de sept pays (Irak, Iran, Libye, Somalie, Soudan, Syrie et Yémen) première décision prise par Donald Trump lors de son arrivée à la Maison Blanche, interdisant a été révoqué. Autre marqueur trumpiste : la construction d’un mur à la frontière avec le Mexique. Elle a été stoppée. Joe Biden proposera également au Congrès l’adoption d’une loi qui ouvre, en huit ans, la citoyenneté pour les 700.000 « dreamers » (un statut accordé par Barack Obama avant la fin de ses mandats afin de protéger de l’expulsion ceux arrivés enfants aux Etats-Unis avec des parents sans-papiers) ainsi qu’aux 11 millions (chiffre, par définition, estimé) de sans-papiers, dont la moitié seraient Mexicains.

Sur la scène internationale, les Etats-Unis signent leur retour au sein de l’OMS (où ils seront représentés par l’immunologue Anthony Fauci à la relation pour le moins compliquée avec Donald Trump) et des Accords de Paris. La lutte contre le changement climatique est l’une des priorités de l’électorat démocrate, notamment de sa frange la plus jeune et la plus à gauche. Dans le même registre, le projet Keystone XL, projet d’oléoduc visant à transporter des hydrocarbures synthétiques et du bitume du Canada au golfe du Mexique, traversant les Etats-Unis sur près de 4000 kilomètres, est abandonné. « Nous allons lutter contre le changement climatique comme nous ne l’avons jamais fait jusqu’ici », a-t-il déclaré.

Dans le cadre de la lutte contre la pandémie, actuelle priorité numéro 1 des habitants du pays, alors que le nombre de morts du Covid (400.000) vient de dépasser celui des morts américains pendant la Seconde guerre mondiale, un décret rend obligatoire le port du masque ainsi que la distanciation sociale dans les lieux fédéraux et pour les agents fédéraux. Il a également fixé l’objectif d’atteindre le nombre de 100 millions de vaccinés au terme de ses 100 premier jours. Côté impact social, le moratoire sur les expulsions locatives est prolongé jusqu’en mars tandis qu’une pause sur le remboursement des prêts étudiants est décrété jusqu’en septembre. En revanche, il est resté sourd aux appels des progressistes d’annuler 50.000 dollars de dette étudiante par américain endetté pour en rester à sa promesse de campagne de 10.000 dollars qu’il soumettra au Congrès.

Un autre dossier d’importance pour cette présidence qui débute : celui des discriminations. Un décret porte sur la nécessité pour les agences fédérales de faire de l’égalité un facteur central dans leur action. Chacune d’entre elles devra examiner les moyens d’éliminer les discriminations systémiques dans leurs propres politiques et de contrecarrer les discriminations historiques dans le système social et les dépenses publiques. « Le président a promis de déraciner le racisme systémique de nos institutions et cette initiative est le premier pas dans ce travail historique », a commenté Susan Rice qui dirige le conseil de politique intérieure.

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